CARNET PSL 5 — Attachement, insécurités & schémas

Dans une relation, chacun arrive avec une manière particulière de ressentir la proximité, de gérer l’incertitude, de réagir quand quelque chose se déplace. Ce ne sont pas des défauts, ni des faiblesses. Ce sont des mécanismes appris, souvent anciens, qui cherchent à maintenir une forme de stabilité intérieure.

Ce carnet ne sert pas à classer les personnes. Il donne des repères pour comprendre comment on fonctionne dans le lien, surtout quand il y a un enjeu émotionnel.
L’objectif n’est pas de “corriger”, mais de voir clairement ce qui se joue pour pouvoir agir avec plus de choix.


1. L’insécurité relationnelle

L’insécurité apparaît lorsqu’un élément du lien réveille un doute : un silence inhabituel, un ton perçu différemment, une distance soudaine, un imprévu.
Elle signale quelque chose de sensible.
Elle ne dit rien de la valeur du couple.
Elle indique simplement un endroit où une protection s’active.

Ce carnet propose de repérer :

  • comment l’insécurité se manifeste dans ton corps,
  • quelles pensées reviennent souvent,
  • quels comportements émergent (accélération, retrait, contrôle, sur-adaptation),
  • ce que tu essaies de préserver dans ces moments-là.

2. Les mouvements d’attachement

L’attachement n’est pas une identité stable.
Il varie selon la fatigue, le contexte, la qualité du lien, et l’histoire personnelle.
Certaines personnes cherchent à se rapprocher lorsqu’elles sont touchées ; d’autres ont besoin de distance pour se recentrer.

Observer ton mouvement principal aide à formuler :

  • quand tu te sens en sécurité,
  • ce qui active ton besoin d’approche ou d’éloignement,
  • comment tu reviens une fois apaisé·e.

On ne nomme pas ici des catégories. On décrit des dynamiques.


3. Les schémas relationnels

Un schéma est une lecture automatique de la situation.
Il peut prendre la forme d’une croyance (“je dérange si je montre mon besoin”), ou d’un réflexe (“je me sur-responsabilise dès qu’il y a une tension”).
Ces schémas ont été utiles dans d’autres contextes. Ils deviennent visibles dans le couple parce que l’enjeu affectif est plus fort.

Les outils du carnet t’aident à identifier :

  • les scénarios qui se répètent,
  • ce que tu protèges à travers ces réflexes,
  • les moments où tu quittes la relation intérieurement,
  • les nuances entre ce qui appartient au présent et ce qui vient d’avant.

4. Les appuis relationnels

Rester présent·e dans le lien demande parfois un soutien.
Un appui peut être un geste, une phrase, un temps, une pratique corporelle, ou une manière d’organiser la conversation.

Le carnet te permet de clarifier :

  • ce qui t’aide à revenir à toi,
  • ce qui t’aide à revenir à l’autre,
  • ce qui crée une base stable pour continuer la discussion.

L’esprit du Carnet 5

Ce carnet vise une compréhension fine, accessible et non accusatrice.
Il ne sert pas à comprendre “pourquoi tu es comme ça”, mais à reconnaître comment tu fonctionnes quand c’est sensible, et à donner un peu plus de marge de manœuvre.

Ici, prendre soin du lien signifie : repérer ce qui se passe, le nommer avec simplicité, ajuster ce qui peut l’être, et garder une place pour ce qui demande encore du temps.