Questions fréquentes sur les relations non-exclusives
Les questions qu’on se pose. Celles qu’on n’ose pas toujours formuler. Celles qui reviennent, encore et encore, quand on explore d’autres manières d’aimer. Voici des réponses honnêtes, sans langue de bois, pour vous aider à y voir plus clair.
Sommaire
- Comprendre les bases
- Avant de se lancer
- Gérer les émotions
- Questions pratiques
- Vie sociale et regard des autres
- Difficultés et limites
- Pour aller plus loin
Comprendre les bases
Qu’est-ce qu’une relation non-exclusive exactement ?
Une relation non-exclusive, c’est un lien amoureux, affectif ou sexuel où les personnes impliquées ont accepté que l’exclusivité ne soit pas une règle. Cela peut prendre de nombreuses formes : polyamour, relation ouverte, anarchie relationnelle, libertinage, ou simplement un modèle que vous créez vous-même.
Ce n’est pas « faire ce qu’on veut sans se soucier de l’autre ». C’est construire un cadre relationnel où plusieurs liens peuvent coexister, avec le consentement de toutes les personnes concernées.
Quelle est la différence entre polyamour et relation ouverte ?
Le polyamour, c’est la possibilité d’avoir plusieurs relations amoureuses simultanées, avec l’accord de tou·te·s. L’accent est mis sur les liens émotionnels profonds, pas seulement sur la sexualité.
Une relation ouverte, c’est généralement un couple qui s’autorise des rencontres sexuelles ou affectives en dehors, tout en gardant le couple comme base principale. L’accent est souvent plus sur la liberté sexuelle que sur la multiplication des liens amoureux.
Attention : Ces définitions varient selon les personnes. Certaines relations ouvertes incluent de l’amour. Certains polyamours excluent le sexe. Ce sont des repères, pas des cases rigides.
→ Article complet : Polyamour et relation ouverte : quelles différences ?
C’est quoi la « créativité relationnelle » ?
La Créativité Relationnelle®, c’est une approche qui vous invite à sortir des modèles tout faits pour créer une relation qui vous ressemble vraiment. Plutôt que de suivre un script monogame, poly, ou autre, vous construisez votre propre singularité relationnelle, à partir de vos valeurs, vos besoins, vos limites.
Ce n’est pas une prescription. C’est une invitation à penser par vous-même, à ajuster, à inventer ce qui vous convient.
→ Découvrir le concept : Créativité Relationnelle : un art de vivre les liens hors des modèles
Quels sont les différents types de relations non-exclusives ?
Il existe de nombreuses configurations. Voici les principales :
Polyamour : Plusieurs relations amoureuses en parallèle, avec transparence et consentement.
Relation ouverte : Couple principal qui s’autorise des rencontres sexuelles/affectives en dehors.
Anarchie relationnelle : Refus de hiérarchiser les relations (pas de « partenaire principal »). Chaque lien se définit par lui-même.
Libertinage/Échangisme : Rencontres sexuelles (souvent en couple) sans dimension amoureuse.
Solo polyamour : Vivre plusieurs relations sans cohabiter ni créer de couple principal.
Polyfidélité : Groupe fermé de plusieurs personnes (triade, quad…) qui ne voient personne d’autre.
→ Lexique complet : Comprendre les différents modèles
Avant de se lancer
Comment savoir si je suis fait·e pour une relation non-exclusive ?
Il n’y a pas de test infaillible. Mais vous pouvez vous poser ces questions :
- Est-ce que l’idée que mon·ma partenaire voit d’autres personnes me semble envisageable, ou est-ce que ça me fait immédiatement paniquer ?
- Est-ce que j’ai moi-même envie d’explorer d’autres liens, ou est-ce juste pour faire plaisir à l’autre ?
- Est-ce que je suis prêt·e à communiquer beaucoup, à négocier, à ajuster en permanence ?
- Est-ce que je supporte bien l’incertitude et l’absence de script relationnel tout fait ?
Si ces questions vous interpellent positivement, ça vaut peut-être le coup d’explorer. Si elles vous angoissent profondément, ce n’est peut-être pas le bon moment. Ou pas pour vous. Et c’est OK.
Est-ce qu’on peut ouvrir une relation qui va mal ?
En général, non. Ouvrir une relation ne répare pas ce qui est cassé. Si vous avez des problèmes de communication, de confiance, de désir, ouvrir la relation va probablement les amplifier, pas les résoudre.
L’ouverture fonctionne mieux quand elle part d’une base solide. D’un lien où vous vous sentez en sécurité, où vous communiquez bien, où il y a de la confiance.
Si votre relation va mal, mieux vaut d’abord réparer ce qui ne va pas. Et ensuite, si vous le souhaitez toujours, envisager l’ouverture.
→ Article complet : Pourquoi faire un état des lieux du couple avant l’ouverture ?
Comment aborder le sujet avec mon·ma partenaire ?
Avec honnêteté, mais aussi avec délicatesse. Ne débarquez pas avec un ultimatum ou une annonce brutale. Présentez ça comme une réflexion, une envie que vous aimeriez explorer ensemble.
Dites pourquoi cette idée vous attire. Pas pour convaincre, mais pour que l’autre comprenne. Et surtout, écoutez sa réaction sans la minimiser. Si iel est choqué·e, effrayé·e, blessé·e, c’est normal. Laissez du temps.
Ce n’est pas une conversation unique. C’est le début d’un dialogue qui peut prendre des semaines, des mois.
→ Article complet : Comment dire à l’autre qu’on aimerait ouvrir la relation — sans tout casser ?
Par où commencer concrètement si je veux ouvrir ma relation ?
Suivez ces étapes dans l’ordre :
- Clarifiez vos motivations : Pourquoi voulez-vous ça ? Quels sont vos besoins réels ?
- Informez-vous : Lisez, écoutez des podcasts, comprenez les différents modèles.
- Choisissez le bon moment pour en parler (pas en pleine crise).
- Ouvrez le dialogue sans imposer de décision.
- Faites un état des lieux de votre couple actuel.
- Posez des accords de base (évolutifs).
- Commencez petit et progressivement.
- Ajustez régulièrement selon ce que vous vivez.
→ Guide complet étape par étape : Ouvrir sa relation : par où commencer quand on part de la monogamie ?
Gérer les émotions
Est-ce que je vais forcément être jaloux·se ?
Probablement, oui. Même les personnes qui se sentent à l’aise avec la non-exclusivité ressentent de la jalousie de temps en temps. Ce n’est pas un signe d’échec. C’est une émotion humaine.
La question n’est pas « comment ne jamais être jaloux·se », mais « comment accueillir cette jalousie quand elle arrive« . Est-ce qu’elle vous submerge au point de vous faire souffrir en permanence ? Ou est-ce qu’elle passe, après avoir été entendue et explorée ?
La jalousie peut être un signal d’alarme (quelque chose ne va pas), ou une limite à respecter (ça, je ne peux pas le vivre). Les deux sont valables.
→ Article complet : La jalousie dans les relations non-exclusives : signal d’alarme ou limite à respecter ?
Comment gérer la peur d’être abandonné·e ?
Cette peur est légitime. Dans une relation non-exclusive, il n’y a pas le verrou de l’exclusivité pour vous rassurer. Vous devez trouver d’autres appuis : la confiance, les accords, la cohérence de l’autre, la communication.
Vous pouvez aussi travailler sur votre propre sécurité intérieure. Pas pour faire disparaître la peur, mais pour qu’elle ne dicte pas toutes vos réactions. Parfois, ça passe par un travail thérapeutique sur l’attachement, sur les blessures anciennes.
Et parfois, c’est simplement que cette forme relationnelle ne vous convient pas. Ce n’est pas un échec personnel. C’est juste une incompatibilité avec ce mode de fonctionnement.
→ Article complet : Vivre la non-exclusivité avec ses insécurités : attachement, schémas et ancrages
Mon·ma partenaire est amoureux·se de quelqu’un d’autre, je fais quoi ?
D’abord, vous respirez. Vous accueillez ce que vous ressentez, sans jugement. C’est peut-être de la peur, de la tristesse, de la colère, de la jalousie. Tout ça en même temps.
Ensuite, vous parlez. Pas pour interdire, pas pour dramatiser, mais pour comprendre. Qu’est-ce que ça change concrètement ? Qu’est-ce que vous craignez ? De quoi avez-vous besoin pour vous sentir en sécurité ?
Parfois, il y a des ajustements à faire. Parfois, c’est juste qu’il faut du temps pour digérer. Et parfois, vous réalisez que ça, vous ne pouvez pas le vivre. Les trois sont OK.
Comment communiquer mes émotions sans tout casser ?
La clé, c’est de partir de vous, pas d’accuser l’autre :
Évitez : « Tu m’as fait sentir… » / « Tu as ignoré… »
Préférez : « Je me suis senti·e… » / « J’ai eu l’impression que… »
Nommez ensuite le besoin derrière l’émotion : « Ce qui m’aiderait, c’est… » plutôt que « Tu devrais faire… »
Et laissez l’autre répondre sans vous braquer. L’objectif n’est pas d’avoir raison, mais de comprendre et d’ajuster ensemble.
→ Article complet : Dire ce qu’on ressent sans tout casser : communiquer ses émotions dans une relation non-exclusive
Questions pratiques
Comment on gère le temps entre plusieurs personnes ?
C’est une des questions les plus complexes. Parce que le temps est limité, et que choisir de le passer avec quelqu’un, c’est nécessairement ne pas le passer avec quelqu’un d’autre.
Il n’y a pas de formule magique. Certaines personnes planifient tout. D’autres fonctionnent au feeling. L’important, c’est de trouver une manière de faire qui respecte les besoins de chacun·e, sans vous épuiser.
Et surtout, de ne pas oublier de vous garder du temps pour vous. Seul·e. Parce que sans ça, vous finirez épuisé·e.
→ Article complet : Gérer le temps et les priorités quand on aime plusieurs personnes : entre équilibre et authenticité
Est-ce qu’il faut tout se dire ?
Pas forcément. La transparence totale n’est pas toujours saine. Ce qui compte, c’est de respecter les accords que vous avez posés ensemble.
Certaines personnes ont besoin de savoir beaucoup. D’autres préfèrent ne pas entrer dans les détails. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise manière. Il y a ce qui fonctionne pour vous.
L’important, c’est de ne pas mentir. De ne pas cacher ce qui devrait être partagé selon vos accords. Et de respecter le jardin secret de chacun·e.
→ Article complet : Totale transparence ou jardin secret ?
Comment on pose des règles sans s’enfermer ?
Les règles, dans une relation non-exclusive, c’est à la fois nécessaire et dangereux. Nécessaire, parce qu’elles créent un cadre rassurant. Dangereux, parce qu’elles peuvent devenir rigides et étouffer le lien.
L’idée, c’est de passer de « règles » à « accords ». Des repères que vous posez ensemble, et que vous pouvez ajuster si besoin. Pas parce qu’ils sont négociables à tout moment, mais parce qu’ils peuvent évoluer avec vous.
Et de distinguer les valeurs (ce qui compte vraiment pour vous) des règles de fonctionnement (comment vous traduisez ces valeurs au quotidien).
→ Article complet : Règles, besoins fondamentaux et cohérence relationnelle
Comment rencontrer des personnes ouvertes à la non-exclusivité ?
Plusieurs options :
Applications de rencontre :
- Applications grand public (Tinder, Bumble) : large public mais beaucoup cherchent de la monogamie. Indiquez clairement votre situation dans votre bio.
- Applications spécialisées (Feeld, OkCupid, #Open) : les utilisateurs sont déjà informés sur la non-monogamie.
Événements IRL :
- Soirées, ateliers, conférences sur la non-monogamie (selon les villes)
- Groupes Facebook et communautés en ligne
- Espaces queer et alternatifs
Règle d’or : Soyez transparent·e dès le départ. Ne laissez personne croire que vous êtes disponible pour une relation monogame si ce n’est pas le cas.
→ Guide complet : Rencontrer quand on est en relation non-exclusive : où, comment, et avec quelle intention ?
Comment gérer la santé sexuelle et les IST ?
La santé sexuelle est non-négociable dans les relations non-exclusives. Voici les bases :
Dépistages réguliers :
- Tous les 3-6 mois selon votre activité sexuelle
- Testez : VIH, hépatites B et C, syphilis, chlamydia, gonorrhée
- Gratuit et anonyme dans les CeGIDD (Centres Gratuits d’Information, de Dépistage et de Diagnostic)
Protections :
- Préservatifs (externes et internes)
- Digues dentaires pour les rapports oraux
- PrEP (prophylaxie pré-exposition) pour prévenir le VIH
Communication :
- Parlez de santé sexuelle AVANT le premier rapport
- Posez des accords clairs sur les protections
- Prévenez immédiatement en cas d’IST ou de rapport à risque
→ Guide complet : Santé sexuelle et prévention dans les relations non-exclusives : entre responsabilité et lucidité
Comment construire la confiance sans l’exclusivité ?
La confiance ne repose pas sur l’exclusivité, mais sur :
- La cohérence entre mots et actes : L’autre fait ce qu’iel dit.
- La transparence : Pas de mensonges, pas de cachotteries sur ce qui devrait être partagé.
- Le respect des accords : Les engagements posés sont tenus.
- La capacité à réparer : Quand il y a une erreur, l’autre la reconnaît et ajuste.
Faire confiance, ce n’est pas l’assurance que tout ira bien. C’est accepter une vulnérabilité tout en croyant que l’autre fera de son mieux.
→ Article complet : Construire et maintenir la confiance dans une relation non-exclusive : au-delà de la fidélité
Vie sociale et regard des autres
Est-ce qu’il faut en parler autour de nous ?
Ça dépend. De votre environnement. De votre niveau de confort. Des conséquences possibles.
Certain·e·s vivent leur non-exclusivité ouvertement. D’autres préfèrent la discrétion. Il n’y a pas de « bonne » manière. Ce qui compte, c’est que ce choix soit conscient, et qu’il ne vienne pas juste de la peur du jugement.
Si vous avez peur de « ruiner votre réputation », posez-vous la question : qu’est-ce qui compte le plus pour moi ? Vivre ma vie comme je l’entends, ou préserver une image sociale ?
Les deux réponses sont valables. Mais il faut être honnête avec soi-même.
→ Article complet : Pour vivre heureux, vivons cachés (je ne veux pas ruiner ma réputation)
Comment gérer les remarques et les jugements ?
En choisissant vos batailles. Vous n’avez pas à convaincre tout le monde. Vous n’avez pas à justifier vos choix à chaque personne qui émet un avis.
Avec les personnes proches, qui comptent vraiment pour vous, vous pouvez essayer d’expliquer. Avec les autres, un simple « c’est notre choix » peut suffire.
Et surtout, entourez-vous de personnes qui vous soutiennent. Qui ne comprennent pas forcément, mais qui respectent.
Qu’est-ce qu’on dit aux enfants ?
Ça dépend de leur âge, de leur maturité, et de ce qu’iels observent déjà. L’idée n’est pas de tout leur expliquer dans les moindres détails, mais de ne pas leur mentir non plus.
Vous pouvez adapter le vocabulaire, simplifier, mais rester cohérent·e avec ce que vous vivez. Les enfants sentent quand on leur cache des choses. Et ils ont besoin de repères clairs, même si ces repères sortent de la norme.
→ Article complet : Parler aux enfants de notre mode relationnel : entre cohérence, réalité et choix relationnels
Les relations non-exclusives sont-elles reconnues légalement ?
Non, la loi française (et la plupart des législations) ne reconnaît que les couples. Le mariage et le PACS sont limités à deux personnes.
Implications pratiques :
- Pas de reconnaissance légale des relations à plus de deux
- Questions complexes pour la coparentalité (seuls deux parents légaux)
- Aucune protection juridique pour les partenaires « secondaires » en cas de décès, séparation, etc.
- Difficultés pour les démarches administratives (déclarations, logement, héritage…)
Certaines personnes font appel à des notaires pour établir des contrats privés, mais cela reste limité.
Difficultés et limites
Et si ça ne fonctionne pas ?
C’est possible. Et ce n’est pas un échec. Ça veut juste dire que cette forme relationnelle ne vous convient pas, ou ne vous convient plus.
Certain·e·s essayent l’ouverture et réalisent que finalement, iels préfèrent l’exclusivité. D’autres découvrent qu’iels ne peuvent pas vivre sans. Les deux sont OK.
Ce qui compte, c’est d’être honnête. Avec vous-même, et avec les personnes concernées. Ne pas forcer. Ne pas vous tordre pour correspondre à un idéal qui n’est pas le vôtre.
Peut-on revenir en arrière après avoir ouvert ?
Oui, si les deux personnes le souhaitent. Mais ce n’est pas toujours simple. Parce qu’une fois qu’on a goûté à autre chose, qu’on a exploré, il peut être difficile de refermer.
Si vous décidez de revenir à l’exclusivité, il faut en reparler clairement. Comprendre pourquoi. S’assurer que ce n’est pas juste une réaction de panique, mais un choix conscient.
Et accepter que parfois, ça ne marche pas. Que l’un·e veut revenir en arrière et l’autre non. Et que ça peut créer une incompatibilité.
Quand faut-il arrêter ?
Quand ça vous fait plus de mal que de bien. Quand vous êtes constamment angoissé·e, malheureux·se, épuisé·e. Quand vous sentez que vous vous perdez, que vous vous trahissez pour tenir.
Une relation non-exclusive, ce n’est pas une épreuve d’endurance. Si vous vous forcez, si vous souffrez en silence, si vous ne trouvez plus de plaisir dans vos liens, c’est peut-être le moment de vous poser.
Arrêter, ce n’est pas échouer. C’est respecter vos limites. Et c’est parfois la chose la plus courageuse à faire.
Quels sont les pièges les plus courants ?
1. Ouvrir pour réparer : Utiliser l’ouverture comme solution à des problèmes existants (ça les amplifie).
2. Négliger la communication : Penser qu’une fois les accords posés, tout roulera tout seul.
3. Ne pas se garder de temps pour soi : S’épuiser à jongler entre plusieurs relations sans se reposer.
4. Comparer les relations : Créer une hiérarchie mentale qui finit par se ressentir.
5. Violer les accords : « Juste cette fois » détruit la confiance plus vite que tout.
6. Ignorer ses propres limites : Se forcer à accepter des choses qui nous font mal.
7. La « chasse à la licorne » : Chercher une troisième personne pour « compléter » le couple (en la traitant comme un accessoire).
Pour aller plus loin
Par où commencer pour explorer ce modèle ?
Si vous êtes au début de votre réflexion, commencez par lire, écouter, vous informer. Pas pour appliquer un modèle tout fait, mais pour voir ce qui résonne en vous.
Ensuite, si vous êtes en couple, ouvrez le dialogue. Doucement. Sans précipitation. Explorez ensemble ce qui vous attire, ce qui vous fait peur.
Et surtout, faites un état des lieux de votre relation actuelle. Avant de vous lancer dans l’ouverture, assurez-vous que votre base est solide.
→ Commencer ici : Par où commencer ?
→ Parcours guidé : On ouvre, on n’ouvre pas ?
Où trouver du soutien et des communautés ?
Il existe des groupes Facebook francophones, des forums, des associations locales. Mais attention : toutes les communautés ne se valent pas. Certaines sont bienveillantes, d’autres peuvent être dogmatiques ou toxiques.
Cherchez des espaces où vous pouvez poser des questions sans jugement. Où on vous laisse explorer sans vous dire ce que vous devez faire. Où la diversité des vécus est respectée.
Et n’oubliez pas : vous n’êtes pas obligé·e de rejoindre une communauté pour vivre votre relation comme vous l’entendez.
Est-ce qu’il existe des thérapeutes spécialisés ?
Oui, de plus en plus de thérapeutes se forment aux questions des relations non-monogames. Cherchez des professionnel·le·s qui connaissent ces enjeux, qui ne vont pas vous pathologiser ou essayer de vous ramener à la monogamie.
Un·e bon·ne thérapeute, c’est quelqu’un qui vous accompagne dans votre réflexion, qui vous aide à clarifier vos besoins, sans vous dire ce que vous devez faire.
Quels livres recommandez-vous ?
Découvrez notre bibliographie complète organisée par thématiques :
- Polyamour et relations ouvertes
- Communication et intelligence relationnelle
- Corps, désir et sexualité
- Dynamique du couple
- Identité et développement personnel
Une dernière chose
Il n’y a pas une seule bonne manière d’aimer. Il y a celle qui vous ressemble. Celle qui respecte vos valeurs, vos limites, vos besoins. Celle que vous créez, ajustez, transformez au fil du temps.
La Créativité Relationnelle, c’est ça : oser sortir des scripts tout faits. Oser penser par vous-même. Oser créer ce qui vous convient, même si ça ne rentre dans aucune case.
Et parfois, ce qui vous convient, c’est la monogamie. Parfois, c’est l’ouverture. Parfois, c’est quelque chose entre les deux. Ou quelque chose d’encore différent.
L’important, c’est que ce soit votre choix. Votre singularité.
D’autres questions ? Écrivez-nous à contact@creativiterelationnelle.com
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